Qui suis-je ?
Mon parcours
Je me nomme Etienne Breault, et c’est moi qui gère et alimente ce blog depuis son lancement en janvier 2022.
Né en 1980, j’ai grandi à Rougemont, petit village québécois situé en banlieue de Montréal. Rougemont est surtout connu pour la présence de nombreux vergers et la possibilité d’y faire l’autocueillette des pommes. Bien que j’adore la nature et les grands espaces verts, j’ai su très jeune que j’aimerais vivre et m’établir dans la grande ville de la province. Après quelques années passées en résidence collégiale et universitaire, je me suis promené d’un quartier à l’autre de la métropole pour y loger dans pas moins de 8 appartements montréalais.
Depuis 2018, une vie plus stable, le désir de m’enraciner et un petit coup de pouce de mes parents, me permettent de posséder et d’habiter un loft situé en plein cœur du centre-ville de Montréal. Bien que j’envisage de quitter fréquemment Montréal afin de mener à terme ce projet d’exploration de l’Asie, c’est dans cette ville animée que je me sens chez moi. Je souhaite de pouvoir avoir la chance d’y garder un pied-à-terre pour le restant de mes jours.
Ma formation
Malgré des études universitaires en kinésiologie et un très court passage en histoire, je gagne présentement ma vie en tant que facteur au sein de Postes Canada. J’utilise généralement chacune de mes semaines de vacances pour voyager et j’essaie de prendre tous les moyens mis à ma disposition afin d’explorer le continent asiatique le plus souvent et longtemps possible. Cette belle et longue aventure en 2022, première sortie du pays depuis la pandémie de Covid-19, est d’ailleurs le résultat d’un programme de congé à traitement différé auquel j’ai participé depuis 2019 afin de me permettre de voyager durant 8 mois.
Présentement, je ne suis donc pas un blogueur professionnel pouvant investir 40 heures par semaine afin de mousser mon site internet et de me propulser au sommet des palmarès de popularité sur les réseaux sociaux. D’ici quelques années, certes, il pourrait être intéressant d’y retirer certains revenus pour me donner la possibilité d’y investir plus de temps à l’écriture d’articles, la prise de photos, la production de contenus de qualité et ainsi faciliter l’exploration du continent asiatique.
Je me considère comme un voyageur aguerri qui, année après année, repousse ses limites et brise ses barrières mentales en sortant de sa zone de confort.
Je me considère aussi comme un photographe amateur qui, de façon autodidacte, améliore sa technique, apprend constamment et développe au fil du temps son propre style.
Et finalement, je suis encore loin de me considérer comme un écrivain … je me décrirais plutôt comme un voyageur passionné par l’Asie, qui tente de trouver les bons mots et de les accorder ensemble de façon assez harmonieuse pour que vous puissiez avoir du plaisir à lire ces récits de voyage et expériences que je souhaite vous partager.
Voyageur, blogueur et... Autiste asperger
Chacun des êtres humains est à la fois différent et semblable aux autres. Nous avons tous des forces, des faiblesses, un bagage d’expériences et des défis auxquels nous devons faire face.
Bien que j’aie pu réussir à relativement bien naviguer à travers les différentes étapes menant de l’enfance à l’âge adulte, j’ai toujours perçu un certain décalage entre ma façon et celle qu’a la très grande majorité des gens de ressentir, d’analyser et de réagir face à différentes situations ou stimuli.
Ayant cherché à comprendre cette différence, j’en suis venu à tout lire (ou presque) sur le sujet, à consulter certains spécialistes pour en arriver, après un long processus, au moment où j’ai reçu une confirmation de ce diagnostic d’autiste asperger. Ce fut un soulagement et un moment très libérateur. Tout en restant moi-même, je peux maintenant mieux comprendre les comportements et les codes de conduites attendus, ce qui me permet de plus facilement m’adapter et interagir avec les gens. Ce n’est pas une maladie et on ne « guérit » pas un autiste avec des médicaments … c’est tout simplement une configuration différente du cerveau qui vient avec son lot de forces, aptitudes, difficultés et défis à relever.
La difficulté à bien communiquer, le décodage des émotions et expressions faciales, la compréhension du sarcasme (je ne pourrai assurément jamais maîtriser cet art) rendront toujours les relations interpersonnelles un peu plus complexes et énergivores. Étrangement, j’ai remarqué, comparativement à d’autres voyageurs, que je réussissais souvent m’adapter, communiquer et à comprendre plus rapidement les peuples ayant un langage ou des codes de conduite totalement différents de ceux employés dans notre société.
Je me plais donc à dire, à la blague, que plus de 40 ans d’expérience, à piocher quotidiennement pour réussir à tout décoder, m’aide à me débrouiller et à tisser des liens rapidement lors de voyages dans certaines régions aux mœurs et coutumes plus exotiques !
Mon projet
Mes premiers voyages
Si j’exclus les vacances familiales passées à sillonner les routes du Québec, une visite de Disney en Floride et quelques escapades à New York entre amis, je peux dire que mon premier véritable voyage fut en 2006, où j’ai paqueté mon sac à dos, parcouru de longues distances en train d’un bout à l’autre de l’Allemagne, pris part à l’Oktoberfest, dormi sous un pont de Munich et dans un parc, sans tente, lors d’une nuit pluvieuse.
Le ton était donné. J’ai ensuite enchaîné les voyages en Europe en passant par l’Autriche, la France, une courte escale à Londres et un beau road trip avec ma mère en Espagne. Pour ce qui est de l’Amérique, quelques matchs des Red Sox à Boston, une semaine mère-fils à Chicago, un road trip californien et une belle aventure au Costa Rica passée entre amis, volcans, plages et tout ce que la jungle peut nous offrir.
Depuis 2014, l’année de mon premier voyage en Asie, chacun de mes voyages suivants s’est déroulé sur le continent asiatique. Je me demande encore pourquoi j’ai attendu si longtemps avant d’y mettre les pieds alors que, depuis mon enfance, ce continent n’a cessé de me faire rêver et piquer ma curiosité.
Bref, ce fut 17 entrées dans 12 pays d’Asie sur 6 ans, entre 2014 et 2019.
La Chine, Thaïlande, Turquie, Myanmar, Malaisie, Japon, Corée du Sud, Vietnam, Hong Kong, Inde, Laos et le Bangladesh furent les pays d’Asie que j’ai eu l’occasion d’explorer durant ce laps de temps.
Vous connaissez la suite, une pandémie mondiale, au début de l’année 2020, est venue chambouler les plans d’un peu tout le monde en nous forçant à prendre le temps de s’arrêter et de réfléchir à la suite des choses, aux changements que l’on voulait apporter à nos vies et à de nouveaux projets pour « l’après Covid-19 ».
Explorer chacun des pays d'asie
Durant cette période de confinement, j’ai modifié certaines habitudes et me suis attardé à réfléchir à la direction que je voulais donner à ma vie et aux objectifs à long terme que je désirais atteindre. Sans trop m’en rendre compte, depuis 2014, ce projet de visiter et d’explorer en profondeur l’Asie occupait déjà une place importante dans mes pensées. Tout comme cette belle aventure d’un bout à l’autre de l’Asie, l’idée de créer un blog voyage me trottait aussi en tête depuis un bon moment et la création de ce site internet, qui documentera le projet, s’est concrétisée durant cette pause obligée.
Pour bien des gens, l’idée de voyager dans chacun des pays d’Asie semble un peu folle et irréaliste due à l’ampleur de la tâche et aux risques encourus de voyager dans certaines zones dites moins sécuritaires et attrayantes.
Cependant, pour une personne qui comme moi, éprouve un grand plaisir à visiter une ville en quadrillant un quartier de rue en rue, peu importe si elle semble intéressante ou sans attrait particulier, afin de pouvoir avoir la satisfaction d’avoir complètement exploré ce secteur … alors l’idée de fouler le sol de chacun des pays, de ce continent que j’affectionne autant, fait bien du sens.
Ce sera un projet à long terme, celui d’une vie entière. Je ne vois pas cela comme une course, au contraire, j’aimerais prendre le temps d’explorer les différentes régions d’un pays et même d’y retourner à plusieurs reprises afin d’y voir son évolution au fil des années.
Pour voir la liste complète des territoires qui feront partie de ce projet, vous pouvez cliquer sur la section Destinations du menu.
D'où vient cette fascination pour l'asie ?
Il y a 3 moments, datant de l’époque où j’étais enfant, qui retiennent mon attention lorsque je tente de retracer l’origine de cet intérêt pour l’Asie.
- « Jamais sans ma fille » est un film, paru en 1991, qui se déroule en Iran. Ce fut en le visionnant que j’ai pu entendre pour la première fois le muezzin faire l’appel à la prière (Adhan). Encore aujourd’hui, j’en ai des frissons lorsque j’entends cet appel. La beauté et l’intensité de ce lyrisme me touche à chacune des occasions.
- En feuilletant un magazine, alors que je devais avoir 7 ou 8 ans, où j’ai pu voir pour la première fois des photos de ces femmes provenant du Myanmar (Birmanie), souvent appelées « femmes girafes », portant une série d’anneaux au cou, aux bras et aux jambes. Ce fut un choc de voir ces femmes, à l’apparence unique et très exotique, porter ces anneaux pouvant peser jusqu’à 25 kilos.
- Une émission de télévision, diffusée le matin après les « cartoons », présentait des enfants issus de pays pauvres et incitait les téléspectateurs à appeler pour parrainer un enfant et faire des dons. Les reportages, tout particulièrement ceux en provenance des bidonvilles du Bangladesh, m’ont ouvert les yeux face à cette incroyable différence au niveau de la qualité de vie ainsi que toute cette résilience et ce courage que ces jeunes démontraient.
Ce sont 3 évènements marquants de mon enfance qui ont contribué à créer cette image de l’Asie où la vie y est totalement différente de celle que l’on connaît généralement en grandissant au Canada.
Depuis mon premier voyage en Asie, ce qui me fascine et devient souvent le premier lieu où je me rends en visitant une ville, c’est le marché, bazar ou souq tout dépendant du pays où je me trouve. J’ai souvent l’impression que c’est là que je peux prendre le pouls de la ville et comprendre mieux la dynamique qui l’habite. L’exotisme des aliments, les odeurs (bonnes ou mauvaises), la mosaïque de couleurs et l’agencement des étalages rendent ces lieux, selon moi, attirants et très photogéniques.
La gastronomie asiatique occupe une grande part de mon alimentation quotidienne lorsque je suis à la maison. Montréal est une ville multiculturelle où il est facile de trouver une grande variété de restaurants et de mets issus de tous les pays d’Asie et j’en suis bien fier. C’est donc un plaisir en voyage de pouvoir goûter à tous ces plats, cuisinés localement, autant dans les stands de bouffe de rue que dans les restaurants.
Les lieux de culte prennent aussi une place importante lors de mes voyages en Asie. J’éprouve un grand respect pour la ferveur religieuse des gens cependant, je ne suis pas vraiment pratiquant même si je suis baptisé et » officiellement » catholique. Être témoin de la dévotion des croyants me fascine, que ce soit pour l’hindouisme, l’islam, le bouddhisme ou lors de rituels animistes. Et que dire de l’architecture grandiose des lieux de culte … ce sont très souvent les monuments les plus emblématiques et agréables à photographier dans une ville.
Une autre activité qui occupe une grande partie de mon temps lors de mes explorations en Asie, après avoir visité un marché, dégusté un bon repas ou être resté bouche bée devant la beauté et tous les fins détails ornant les murs d’un temple ou d’une mosquée … c’est de flâner dans les rues et ruelles pour y observer les activités de la vie quotidienne des habitants. C’est souvent à ce moment que j’entre en contact avec les gens de la place, me fait inviter à prendre le thé et que j’apprends à connaître de façon plus approfondie certains aspects de la culture locale. Je me laisse surprendre par les rencontres et les évènements qui se présentent en chemin, sans réelle attente, en déambulant tranquillement dans un quartier.
Voilà ce qui me fascine et qui me pousse à vouloir continuer l’exploration de ces lieux et de ces peuples asiatiques.



















































